En bref...

Verbatim:

"Recevoir un grand nombre de journalistes: un plaisir. Un petit nombre: un ennui. Un seul d'entre eux: un supplice." (Charles de Gaulle)

"L'homme raisonnable s'adapte au monde; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable." (Bernard Shaw)

"Ce n'est pas uniquement la liberté d'expression qui a été attaquée mais également la France laïque et l'Etat de droit, la démocratie et le vivre-ensemble, dont cette liberté est une composante fondamentale." (Saoud Maherzi, chef d'entreprise d'origine arabe, au sujet de Charlie-Hebdo, dans un courriel à Libération)

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire." (Albert Einstein)

"Vous qui combattez, et êtes encore trop séparés pour pouvoir dès maintenant vous reconnaître, gardez chacun la foi et la cause que vous croyez juste." (Pierre Teilhard de Chardin)

°La Révolution culturelle [chinoise] n'a jamais cessé - elle a simplement métastasé." (Chen Guangcheng, "avocat chinois aux pieds nus", aveugle de son état, défenseurs acharné des droits de l'Homme, honoré par de nombreux prix, emprisonné jusqu'en 2006, acculé ensuite à l'exil)


  • C'est fin janvier dernier que Guy Béart a tiré sa révérence en tant que chanteur et charmeur des mots. Rappelons qu'il fut l'une des figures de proue, avec Barbara, Brel, Bécaud, Brassens, Aznavour, Beaucarne, Clerc, Ferrat, Duteil, Vigneault et quelques autres de la grande chanson française du 20e siècle, auteur d'airs qui furent aussi populaires que "La Vérité", "L'eau vive" ou "Bal chez Temporel". C'aura aussi été le dernier récital, à l'Olympia de Paris, de ce chanteur octogénaire (né il y a 85 ans au Caire) et l'occasion pour lui d'une performance physique car il n'était plus monté sur les planches depuis quinze ans.

  • Grâce à un chapiteau de cirque, installé depuis le début de l'année sur la place des Martyrs à Bruxelles (sous l'égide du Théâtre des Martyrs), la "Compagnie des Nouveaux Disparus", animée par un immigré maghrébin tout ce qu'il y a de plus intégré, Ben Hamidou, va pouvoir continuer à jouer son attachante comédie "Le mariage de Lila" jusqu'à fin mai 2015 en divers lieux de la Fédération Wallonie-Bruxelles : Anderlecht, Saint-Josse, Laeken et Namur. Cela raconte, avec énormément de fantaisie, de fougue et d'humanité, joué par des acteurs dont plusieurs sont issus de l'immigration, une histoire de quartier et du vivre ensemble. Un hymne à la convivialité inter-ethnique et interculturelle (Info: www.lesnouveauxdisparus.com).




  • C'est en présence de Jacqueline Bir, la grande comédienne qui fit ses débuts à la Comédie Claude Volter, accompagnée de José van Dam et d'autres personnalités bruxelloises du monde du théâtre et de la mise en scène, qu'a été inaugurée le 31 mars dernier la nouvelle salle de répétition du Théâtre Royal du Parc, qui fait face au Parlement. Cette salle de 1000 m2 est enterrée, sous l'atelier de construction des décors, et fait vis-à-vis souterrain en quelque sorte à une salle enterrée sous le parc royal : le bunker construit avant guerre et communiquant directement par un tunnel au complexe des bâtiments du Parlement et du siège du premier ministre, pour abriter les responsables politiques en cas d'invasion subite allemande. Celle-ci en effet, fut si "subite" que le site n'a jamais servi. Il serait question de le classer. En attendant les responsables du théâtre ont insisté sur le fait que leur compagnie reste l'une des seules à Bruxelles à disposer d'une atelier de décors in situ (non externalisé comme ailleurs), avec le Théâtre de la Monnaie et le Théâtre Océan Nord.

  • Le chroniqueur d'Ouest-France (plus fort tirage de la presse régionale française), Alexandre Blaise, s'est indigné d'apprendre que le maire d'extrême-droite (et lié au FN des Le Pen) de la ville de Béziers, un certain M*** (dont nous taisons volontairement le nom), a fait débaptiser la "rue du 19 mars 1962" (évoquant les accords d'Evian marquant la fin de la guerre d'Algérie) en une "rue du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc" (du nom de l'ancien partisan de l'Algérie française impliqué dans le putsch d'Alger et le coup d'Etat manqué contre de Gaulle, autrement dit un fascisant notoire, décédé en 2013). Inaugurant cette "nouvelle artère de la honte", cet individu. a notamment déclaré: "L'Algérie, c'est notre paradis... Non, je ne veux pas que nous soyons dans la repentance!". Quand on sait que ledit M*** fut longtemps président de l'association "Reporters sans frontières", on aura compris que nous ne citerons plus jamais, quel que soit le prétexte, cette association tant qu'elle n'aura pas présenté ses excuses et le reniement de son ancien président.

  • Quels sont les cinq belgicismes les plus courants utilisés à Bruxelles ? Curieusement c'est un auteur anglais amoureux de Bruxelles, Derek Blyth, qui nous les évoque dans son livre-guide touristique "Bruxelles surprises, 500 coups de cœur" (traduction de l'original "The 500 Hidden Secrets of Brussels") paru chez Mardaga Editions. Voici ce quintette: "septante" (soixante-dix), "tirette" (pour "fermeture-éclair"... alors que "Eclair" est une marque déposée!), "aubette" (signifiant "kiosque à journaux" ou "abribus", une autre marque déposée), et - un terme désormais admis par l'Académie française et la plupart des dictionnaires français - le mot "kot" (pour "chambre d'étudiant": et vive la concision bruxelloise!), ainsi que le mot "drache" (pour "averse soudaine").




  • Les grands "Salons du Livre", que ce soit celui de Bruxelles (février 2015) ou celui de Paris (mars 2015), ne font plus (autant) recette : aussi bien à l'un qu'à l'autre la moitié des grands éditeurs français, qui ont pourtant pignon sur rue, n'y viennent plus: pour eux ce n'est plus rentable, sachant qu'ils ont compris que ces manifestations censées attirer les foules, cependant de moins en moins nombreuses, ne sont plus des "forums" ni des des laboratoires de l'échange et de l'expérience littéraires, mais d'immenses supermarchés à bouquins. Le coût des emplacements des stands y est devenu en effet à ce point prohibitif qu'exposants et visiteurs commencent à les bouder. Au profit des "salons de niche", tel le premier "Salon du livre au féminin" organisé à l'institut d'enseignement secondaire Lavalée-Bailly à Braine-l'Alleud, à l'initiative de l'un de ses professeurs, Bou Bounoider, les 7 et 8 mars, en même temps que la "journée mondiale de la Femme". Thème-slogan: "Elles se livrent". Environ 250 exposants, en majorité des femmes mais pas seulement (seul le thème était féminin) et de nombreux conférenciers et conférencières, parmi lesquelles notre vice-présidente Michèle Lenoble-Pinson (qui a fait un malheur avec son dernier ouvrage "Dire et écrire le droit en français correct") avec un exposé sur la féminisation des noms, et Juliette Nothomb, la sœur d'Amélie, experte, notamment, en littérature culinaire. Braine-l'Alleud remettra ça l'an prochain.

  • Un routier canadien de la province anglophone de l'Alberta (qui compte une minorité significative de Franco-Albertains), Gilles Caron, se bat devant les tribunaux pour que les P-V et les amendes de police ne soient plus rédigés exclusivement en anglais. Il a commencé cette croisade en 2003 après avoir reçu une amende de 50 dollars pour avoir tourné à gauche avec son poids-lourd alors que c'était interdit à cet endroit à Edmonton, la capitale provinciale. Après cinq ans de tergiversations, il avait eu gain de cause en première instance, la Cour ayant reconnu que le Canada est un Etat fédéral bilingue. Mais le gouvernement provincial fit appel et les recours se sont multipliés au point que Caron se retrouve à, présent pour la sixième fois, devant ses juges, à présent face à la Cour Suprême, et toujours pour faire appliquer le bilinguisme d'Etat. L'affaire est pendante, mais s'il obtient gain de cause cette fois-ci, les provinces voisines du Saskatchewan et des Territoires du Nord-Ouest devront s'aligner. Quelle que soit l'issue du procès, l'obstination du camionneur - et non du "trucks-driver" - s'impose au respect de tous, pour resservir ici l'expression du roi-chevalier Albert 1er.

  • Le chercheur prix Nobel de chimie 2005, d'origine belge mais "récupéré" par la France, le Meninois Yves Chauvin, s'est éteint en janvier dernier à l'âge de 84 ans à Tours, dans la plus grande discrétion. Il avait mené carrière au sein de l'Institut français du pétrole, où il élabora un mécanisme inédit expliquant le principe de la réaction chimique dite métathèse (fort utilisé dans le cadre de la chimie verte et de l'industrie pharmaceutique).

  • On a retrouvé par hasard (grâce à l'ouverture récente des archives du Comité international de la Croix-Rouge) le journal de captivité du Verviétois Jean Crochet, qui fut fait prisonnier en Allemagne de 1916 à 1918, alors qu'il n'avait pas 18 ans, dans le camp de Barsinghausen. Il avait essayé de rejoindre à pied la Hollande neutre où s'était réfugiée la famille. C'est dans ce camp qu'il écrivit une pièce de théâtre intitulée "Victime de la vengeance". On n'a jamais su comment il avait pu se sauver.

  • A l'occasion de la naissance de la marque automobile "DS Automobiles" (du groupe PSA), la création d'un compte "DS@LesEchos entrechoque le passé et le présent" a indigné la rédaction du plus grand quotidien économique français, qui écrit: "Ce seul tweet à tonalité publicitaire, publié le 4 mars 2015 sur le compte du quotidien économique Les Echos - et retiré depuis - a suffi à déclencher les foudres de la rédaction". Les journalistes ont décidé de suspendre l'utilisation de leur compte Twitter pendant 24 heures pour protester contre l'intrusion de la publicité dans un espace éditorial. Leila de Cosmarmond, la présidente de la Société des Journalistes du quotidien écrit: "Ce tweet est un déclencheur, mais nous protestons globalement contre un mélange des genres de plus en plus prononcé dans la presse en général". Notre commentaire sous forme de raillerie: Candide ou les infortunes de l'addiction aux réseaux sociaux. Quand tu nous tiens!

  • La politique d'économie du gouvernement régional bruxellois frappe fort contre la culture, sous prétexte de restrictions budgétaires : réduction de 15% des subventions en moyennes aux associations culturelles et sociales... avec acharnement contre certaines en particulier, comme Inter-Environnement Bruxelles (IEB) qui, elle, voit ses subventions publiques rognées de 50%, constate amèrement sa responsable Chloé Deligne. Logique puisque le parti des Verts a été évincé de la coalition? Injuste en tous cas, pour un mouvement qui a tout fait pour "reverduriser" Bruxelles mais qui, c'est bien vrai, dans ses actions politiques a surtout avantagé les communes pauvres, fragilisées et désindustrialisées à l'ouest du canal, au détriment de celles, riches, du sud et de l'est, où les électeurs votent traditionnellement à droite et au centre. On ne pardonne pas non plus à IEB... d'avoir gagné la plupart de ses recours en justice en vue de faire respecter les procédures légales, dont le maintien des arbres majestueux de l'avenue du Port (dont nous avons parlé naguère ici-même).

  • Dans une étude sur "l'action syndicale entre fantasme et réalité", patronnée par le CRISP (Centre de recherche et d'information socio-politiques), de Vaïa Demertzis, celle-ci observe que certaines formes de l'action syndicale sont plus médiatiques que d'autres en Belgique parce qu'elles ont un impact significatif sur la population, notamment par les blocages de points de passage (manifestations, barrages routiers) ou les entraves au travail (grève des transports, piquets de grève), mais elles ne résument pas tout le champ d'action syndical en Belgique en ce début de 21e siècle: les syndicats sélectionnent ces actions dans un panier de mesures défini en fonction de l'impact prévisible sur le public ou en fonction du contexte et des revendications spécifiques affichées. Coordonnées du CRISP: 1A place Quetelet, 1210 Saint-Josse (Bruxelles); tél. :02-2110180. www.crisp.be.

  • La "précarité résidentielle" s'est fort aggravée à Bruxelles au cours des quatre dernières années, révèle dans LLB le journaliste d'investigation Bosco d'Otreppe. Ainsi, depuis 2010, le nombre de SDF officiellement recensés (impliquant des chiffres réels vraisemblablement plus élevés) a augmenté de 33 pc, s'établissant à 2603, parmi lesquels 412 n'ont d'autres logement que la rue, et donc ne trouvent même pas refuge dans des locaux d'hébergement d'urgence, ainsi que l'a relevé le directeur du centre d'accueil d'urgence Ariane, Didier Stappaerts. 20 pc du total sont en outre des mineurs de moins de 18 ans, l'âge moyen étant de 41 ans. Une catégorie d'être humains dont se désintéresse apparemment un gouvernement fédéral complice de l'extrême droite.

  • Exit la fameuse "Communauté paroissiale catholique de rite byzangtin Saint-Jean-le-Précurseur" depuis le couvent des sœurs carmélites d'Ixelles : comme la communauté byzantine, les sœurs doivent quitter le bâtiment de la rue des Drapiers à Ixelles, pour cause de transformation immobilière en vue de la création d'un centre d'hébergement dépendant de l'évêché. Le recteur de la communauté byzantine, Alban Doudelet, a bénéficié de la bienveillance de la paroisse Saint-Pierre à Uccle, qui a passé avec elle une convention pour que les offices de rite byzantin puissent se faire désormais tous les dimanches à la chapelle Notre-Dame de Stalle, un des plus anciens et des plus prestigieux édifices religieux de la région bruxelloise. Intégralement classé bien entendu. De ce fait, Saint-Jean-le-Précurseur n'a pas pu y installer la très belle iconostase de son ancien couvent. Le recteur Doudelet a fait preuve d'oeucuménisme en l'offrant à l'église orthodoxe d'Aix-la-Chapelle, en Allemagne.

  • Il n'est pas "Italien d'origine belge" comme l'écrit le partisan et chauvin critique des "Echos", Philippe Noisette qui lui consacre une page entière dans le premier journal économique et financier français, non Franco Dragone est un "Belge (de La Louvière) d'origine italienne". On est toujours sidéré du narcissisme paranoïaque des Français pour qui francophone - et quelle que soit la véritable nationalité de l'intéressé - égale citoyen français, au point dénier leur belgitude à des Henri Michaux, Etienne Lenoir, Johnny Halliday, voire Amélie Nothomb ou Jacques Brel. C'est vrai que le fondateur du Cirque du Soleil (Montréal, Las Vegas), le créateur de spectacle total en Asie et tout récemment le réalisateur de la dernière revue au Lido de Paris, est francophone et est devenu une pointure mondiale. Mais il reste avant tout belge, a créé sa propre compagnie de 400 personnes en Belgique et avoue à son intervieweur francophonissime que sa seule "addiction pour le week-end, c'est la pasta chez ses parents à La Louvière"!: Dragone c'est le Wallon du Borinage avant d'être "homme du Lido", comme titre le journal parisien.




  • "Les francophones de Flandre repartent à l'attaque", titrait le 15 avril 2015 le chroniqueur politique de LLB, Christian Laporte, à la suite du "simulacre de consultation" promis par le ministère des Affaires étrangères belge dans un communiqué. L'indignation provient, bien sûr, de l'Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF), représentée par son directeur Edgar Fonck, mais pas seulement. Elle est partagée par diverses autres associations: Action fouronnaise, Association des droits humains et des minorités, Association francophone de Leeuw-Saint-Pierre, Association des "Citoyens de Zaventem", etc. Elles déplorent toutes le non-respect par la Belgique des directives des Nations unies pour rassembler les renseignements publiés dans les rapports nationaux en marge de l'examen périodique prévu pour le début de l'an prochain. Pour elles, souligne Laporte, "on est loin des consultations de grande envergure préconisées par l'Onu. C'est plutôt un simulacre de consultation de la société civile". Il rapporte les propos d'Edgar Fonck selon lequel les Affaires étrangères se borneraient à attendre "des contributions des entités fédérées qui formeront la base de ce rapport". Les Affaires étrangères annoncent bien une consultation le 12 juin prochain... mais "C'est très mal parti. (...) Compte tenu de la période des vacances parlementaires, la société civile ne disposera que de quelques semaines pour réagir, entre le moment où elle aura accès au projet de texte et l'envoi du rapport belge à l'Onu, (qui doit se faire) au plus tard le 26 octobre 2015". L'APFF demande en tout état de cause à participer directement aux consultations nationales.

  • Il reviendra à la Fédération Wallonie-Bruxelles de désigner un représentant pour présider la délégation de l'Etat belge au prochain sommet mondial de Paris sur le climat en décembre prochain... et non à la région flamande qui a tenté indûment de s'approprier cette prérogative, signale le ministre wallon de la Ville et des pouvoirs locaux Paul Furlan. En effet, l'accord fédéral de coopération portant sur la représentation de la Belgique aux réunions internationales est basé sur un système d'alternance tous les six mois. En décembre, se sera, sans appel possible, le tour de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une fois de plus, les autorités régionales flamandes dirigées par le parti séparatiste d'extrême droite, ont tenté le coup de force pour réaliser à Paris l'imposture d'une présidence régionale flamande, de surcroit anti-belge.




  • Vous avez jusqu'au 22 avril 2015 pour présenter un texte bref (de deux à quatre pages A4), dans le genre littéraire que vous préférez (journal, nouvelle, récit, lettre, reportage, chanson ou poésie) mais à condition que ce soit sur le thème de la lumière, thème de l'année internationale choisi par l'Unesco, le nom du prix ainsi créé par la Maison de la Francité étant, comme l'indique son directeur Donald George, "Eclairage" (voir le logo ci-dessus). Règlement disponibles sur le site: www.maisondelafrancite.be. Prix : des chèques en argent, des livres, des entrées à des spectacles.

  • Le conseil d'administration de l'UPCB (Union de la presse cinématographique belge a validé son soutien à hauteur de 1000 euros pour chacun à trois médias belges liés au septième art, à savoir le mensuel Filmagie, le trimestriel Film et la revue annuelle Cinéma Belge. Ces trois parutions bénéficient de la relance de la "Caisse d'entraide" de l'Asbl imaginée en 1927, soit deux ans après la naissance de l'UPCB . Son rôle est tant de servir d'"aide-levier" que de soutenir les journalistes. Ci-après les références de l'UPCB. Adresse : 310 Rue Royale, 1210 Bruxelles. Contacts: David Hainaut, président. Tél.: 02 640 41 & 0476 69 32 72. Courriel: hainaut.david@gmail.com.

  • En Chine, les médias sont identifiés comme des sources principales du "pouvoir doux" (soft power ) et l'Empire du Milieu, après avoir abusé du "pouvoir dur" basé sur la puissance militaire et l'intimidation vis-à-de ses voisins stratégiques, veille à présent à édulcorer son image dans les médias influents pour bénéficier davantage de reconnaissance internationale. Telle est du moins la thèse rendue publique récemment par Stéphanie Heng, doctorante à l'Université Saint-Louis de Bruxelles, et répercutée par LLB. Ainsi, des centaines d'"Instituts Confucius" sont ouverts depuis 2004 dans le monde mais sont perçus comme un outil de propagande, au point que les universités de plusieurs pays avec lesquelles ces instituts étaient liés (Suède, Etats-Unis, Canada, etc) ont décidé de suspendre leur coopération avec la Chine. Malgré les subsides énormes octroyés par exemple à CCTV (télévision) et Xinhua (agence de presse), note Stéphanie Heng, "ces efforts et la censure de l'Etat chinois sont torpillés par les questions de non-respect des droits de l'homme".

  • Il y a quelques années, l'UPF avait eu la très mauvaise idée, à l'occasion d'une assemblée à Rabat, d'inviter un "expert" britannique qui baragouinait le français venir vanter les avantages des drones pour la couverture de reportages de presse... quitte à confier à la machine tout le travail (et "vive les journaux sans journalistes!", selon une formule chère aux éditeurs financiers sans foi ni loi déontologique). Au vu des risques d'atteinte aux droits de l'homme que représente cette technologie essentiellement guerrière, la voix de la sagesse vient de se répandre par la bouche de Philippe Hensmans, président d'Amnesty International Belgique francophone (AIBF), à l'adresse de la commission parlementaire belge de la protection de la vie privée: "L'usage des drones par les sociétés de sécurité privée, explique-t-il, c'est une possibilité de plus pour que l'on collecte des images et des infos sur moi. Sans que je le sache. Et la question, c'est : l'usage que l'on peut faire de ces images. Comment elles sont conservées ? Combien de temps ? Qui peut y avoir accès ? sur quelle requête ? Il faut exiger la garantie d'avoir des réponses à ces questions".

  • C'est à tout l'héritage de Georges Remy, alias Hergé, que s'en prend le studio de production qui a présenté le 9 avril sur la 3e chaîne de TV belge une parodie de très mauvais goût de "Tintin et le lac aux requins", scénario qui avait fait l'objet d'un film de fiction avec personnages réels en 1973. Le dessin animé présenté est de l'ordre d'un "Mickey Mouse de Walt Disney de série B": aucune vraie référence à l'esprit, au talent, à l'imagination du maître belge. Un dessin de mauvaise qualité, bâclé, une tentative de réduire l'œuvre de Hergé à un ersatz des aventures de Tintin, de manière a en faire en "produit savonnette" et qui augure mal des intentions de ceux qui attendent que les droits d'auteur de Hergé tombent en déshérence pour pouvoir commercialiser un "filon" qui se vendra sans doute assez bien pendant quelques années auprès d'un public n'ayant plus aucune vraie référence avec le personnage... avant de porter un coup fatal à l'image même de la "famille Tintin", emblématique de l'inconscient collectif du citoyen belge francophone. Le "business" américain sera passé par là avec son bulldozer.

  • Deux jeunes femmes libraires francophones, Ariane Herman, de Bruxelles, et Dominique Janelle, de Montréal, viennent de transformer un ancien salon de coiffure de Bruxelles (55, rue de Flandres) en librairie dédiée aux littératures québécoise et LGBT (lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre), un établissement baptisé TuliTu. En dehors de la littérature québécoise, elle propose aussi un large éventail des littératures du monde entier. Leurs romans préférés sont "La langue de ma mère" du Belge Tom Lannoye, et "La conjuration des imbéciles" de l'Américain John Kennedy Toole, précise le bulletin de la Maison de la Francité, qui signale cette initiative.

  • Dans une autobiographie croisée intitulée simplement "Mémoires", Beate et Serge Karsfelfd (elle Allemande, lui Roumain, tous deux d'origine juive et réfugiés à Nice) racontent leurs quarante-cinq années de combats pour la défense et la perpétuation de la mémoire des victimes de la Shoa. Une somme de 700 pages, passionnante à lire malgré la dureté du sujet. Cela vient d'être publié par Fayard/Flammarion (26 euros).

  • "S'en prendre à la liberté d'informer, c'est s'en prendre aux fondements mêmes de la vie sociale. La cyberattaque dont a été victime TV5 Monde [au cours de la nuit du 8 au 9 avril 2015, pendant laquelle la diffusion de la chaîne dans plus de 200 pays a été bloquée par des djihadistes de l'Etat Islamique] est une atteinte qui touche l'ensemble des médias, et singulièrement les médias francophones", écrit Jean Kouchner, secrétaire général international de l'UPF, dans un communiqué diffusé quelques heures après les faits. A contrario, cette attaque est l'illustration que, si l'on s'attaque préférentiellement à TV5, chaîne de télévision dont la diffusion est la troisième au monde, l'attaque ayant affecté plus d'un milliard de téléspectateurs potentiels, est bien la preuve que le rayonnement mondial de la francophonie (et notamment la francophonie belge et la suisse, principaux investisseurs avec la France de TV5 Monde) est toujours immense, même si cela fait blêmir de rage et de jalousie les forces sectaires antifrancophones de notre pays et de notre gouvernement fédéral).

  • La chanteuse belge Maurane - encore une de ces célébrités que les Français marinant dans le jus de leur chauvinisme se sont appropriée - de son vrai nom bien de chez nous Claudine Luypaerts a décidé d'écrire, de concert avec son amie Caroline Andrieu-Millagou, ses mémoires chez l'éditeur Michel Laffon. Cela s'intitule "Trop forte! Maurane" (318 pp. 18 EUR). Elle s'explique: "Moi, en dehors de mon métier de chanteuse, j'ai une vie tout à fait normale. Je fais mes lessives, mes courses, je vois mes amis, je bouquine, je dors, je mange. Je voudrais que cela parle à monsieur et madame tout-le-monde, qu'ils partagent avec moi ces moments de vie, qu'ils se reconnaissent".

  • Ce qu'il est convenu d'appeler "l'écriture de résistance" a été mis à l'honneur par l'Université de Louvain (UCL) qui a fait docteur honoris causa trois auteurs qui écrivent "pour résister, bousculer, alerter", écrit Jean-François Lauwens, chroniqueur "médias" au Soir. Ces auteurs sont: le Français Jean-Claude Guillebaud, le Sud-Africain André Brink et l'Américaine Eve Ensler. Comme l'a dit le recteur Vincent Blondel, voilà des gens qui bousculent , qui osent déplacer les lignes vers plus de justice, d'espérance, vers plus de vie et plus de mouvement.

  • Qui mieux que son grand patron et administrateur délégué, François Le Hodey, pouvait mieux définir l'ADN du journal "La Libre Belgique" à l'occasion du centenaire (en 2015) de la fondation du quotidien bruxellois de référence! Nous le citons: "De notre ADN historique, nous tirons (...) un journal qui sait que le monde est une histoire d'évolution et qu'il faut donc en permanence être à la pointe du progrès, un journal qui a une vision sur l'humanité, sa destinée philosophique et spirituelle, et qui participe à la recherche du sens dans la dialectique entre croyances et rationalités".




  • Adepte et suiveur des pratiques de Charlie Hebdo, son concurrent de toujours, "Fluide Glacial" a, à son tour, franchi la ligne rouge du mauvais goût en publiant en Une (voir ci-dessus) une parodie du syndrome des années septante "Les Chinois à Paris", inspirée du Lotus Bleu d'Hergé: on y voit un tycoon chinois affalé dans un pousse-pousse, aux côtés d'une vamp européenne, l'engin étant tiré par un Blanc aux pieds nus, suant sang et eau. Les autorités de Pékin ont très mal digéré cette couverture provocante (le canard a bien entendu "été interdit" dans l'Empire du Milieu), d'une incontestable obscénité, et qui n'a du reste rien de comique. Son rédacteur en chef Yan Lindingre, a essayé de se justifier au festival de la BD d'Angoulème. En vain: le mauvais goût et le sordide ne peuvent produire que leur réplique.

  • La société Aristophil ayant été poursuivie pour blanchiment d'argent et escroquerie, le patron de la succursale bruxelloise du Musée des Lettres et des Manuscrits (MLM), Georges Lhéritier, a du se résoudre à fermer son établissement de la Galerie de la Reine. Sans avoir à se prononcer sur l'issue de la procédure en cours, on ne peut que regretter la fermeture de ce musée privé où ont été exposés pendant deux ans à Bruxelles nombre de lettres manuscrites, partitions, photos, brochures, dédicaces, brouillons et tapuscrits de poèmes ainsi que de rares ex-libris, y compris ceux provenant d'éminents auteurs belges comme Verhaeren, Maeterlinck ou Brel.

  • Un ouvrage "que devraient lire au moins une fois tous les habitants du littoral " (donc aussi des dizaines de milliers de résidents francophones du littoral belge) vient de sortir chez Odile Jacob (Paris). C'est intitulé "Submersion. Comment gérer la montée du niveau des mers", par Laurent Labeyrie, chercheur et professeur en paléo-océanographie et par ailleurs conseiller municipal d'une commune côtière en Bretagne. Sujets traités: érosion côtière, raz-de-marée, dilatation thermique de l'eau, fonte des glaces, réchauffement climatique, tempêtes, surélévation de la hauteur des vagues aspirées par les vents, insuffisances dans les aménagements côtiers (ports de plaisance, logements en zones inondables, etc), mauvaise gestion des eaux usées et, d'une manière générale "comment fonctionne la marmite océan-atmosphère". Mieux vaut savoir... que d'avoir un jour à solliciter le statut de "victime de catastrophe naturelle".

  • C'est le documentaire "Tchétchénie, une guerre sans traces", de Manon Loiseau, diffusé sur Arte, qui a remporté le mois dernier au Touquet le grand prix du 22e festival international du grand reportage d'actualité et du documentaire de société (FIGRA). Le prix spécial du jury a été accordé à "Ecole en bateau, l'enfance sabordée", de Laurent Esnault et Réjane Varrod (France 5).

  • Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'audience - attention ce terme n'est pas limité à la notion de tirage mais s'étend à celles de consultation, lecture, écoute, notoriété - de la presse francophone belge est en nette progression, selon les résultats de la dernière enquête du Centre d'information sur les médias (CIM), soit une hausse de 5,4 pour cent en 2014, avec 1,9 million de lecteurs-consultants, comme le révèle le rédacteur-en-chef adjoint de La Libre Belgique, Pierre-François Lovens. Cet accroissement est, certes, justifié en partie par le développement de la lecture des journaux quotidiens en ligne, mais les chiffres restent bons aussi pour le support traditionnel. Ainsi, LLB stabilise son audience "papier" à 150.000 lecteurs par jour.

  • Le grand scientifique (neurophysiologue de formation) et depuis douze ans remarquable gestionnaire (noté très bon lors de sa dernière évaluation professionnelle), Philippe Mettens, patron du département de la politique scientifique au sein de l'Etat fédéral belge (il présidait le comité de direction de Belspo) a été dégommé de ses fonctions, comme un malpropre, la veille du jour de Pâques, sans aucun préavis et par le lâche procédé du simple courriel, émis par la secrétaire d'Etat flamingante (du parti d'extrême droite NVA qualifié, rappelons-le, de raciste par le constitutionnaliste Delpérée et par les journalistes flamands intègres). Un courriel bref et sec, sans aucune justification. Il s'agit là d'un cas de sectarisme odieux du gouvernement rampant, hilare... et kamikaze mis en place par le le parti dit réformateur, n-ième cas du genre depuis sa constitution l'hiver dernier. Il est vrai que Philippe Mettens est bourgmestre PS (parti politique maudit par la NVA) de la ville hennuyère de Flobecq, que les extrémistes désignent sous son appellation flamande de Vloesberg parce qu'y réside une - petite - minorité de néerlandophones. Aux dernières nouvelles, la secrétaire d'Etat flamingante va nommer un salarié de Belspo ouvertement déclaré MR (le parti du premier ministre rampant) nouveau directeur. Tout s'explique! Qui a dit que nous étions en démocratie?

  • Une deuxième édition de "Masonica", la foire du livre maçonnique de Bruxelles, se tiendra dimanche 26 avril prochain au musée de la Franc-Maçonnerie, 79 rue de Laeken, au centre de Bruxelles, annonce le bourgmestre la Ville, qui soutient cette initiative, Yvan Mayeur. Ouverte à tous, cette manifestation permettra de rencontrer 60 auteurs venus de Belgique, France et Pays-Bas. Moyennent une participation aux frais de 5 euros, les visiteurs pourront aussi visiter le musée de la Franc-maçonnrie, resté assez discret jusqu'à ce jour. Infos: www.masonica.be. Tél.: 0476-942398.

  • Malgré l'opposition des nationalistes flamingants, qui ont en horreur tout ce qui pourrait évoquer le génie inventif français, c'est bien dans le bâtiment abritant le siège de Citroën, emblématique de l'art-déco bruxellois du début du 20e siècle, que le futur musée d'art moderne de Bruxelles trouvera place, selon une information publiée par la journaliste Charlotte Mikolajczak. Le groupe PSA ne quittera toutefois son siège de la place Sainctelette qu'en 2017. Rudi Vervoort, le ministre-résident de la Région de Bruxelles-Capitale s'en est réjoui, lors du dernier salon Mipim de l'immobilier à Cannes. L'immeuble couvre 45.000 m2. Comme le musée n'en a besoin que de 15 à 18.000, le solde sera converti en espaces de logement.

  • Le lauréat du prix littéraire Richelieu de 2013 pour "Une langue venue d'ailleurs", le Japonais francophone Akira Mizubayashi, persiste et signe en republiant en français dans le texte un roman intitulé "Mélodie, chronique d'une passion" (Gallimard), note le bulletin de la Maison de la Francité. Il n'est pas le seul parmi ses compatriotes. Ainsi, Ryoki Sukiguchi, qui se partage entre Tokyo et Paris, vient de publier deux ouvrages en français (chez Argol): "L'astringent" et "Manger fantôme, manuel pratique de l'alimentation vaporeuse".




  • C'est un véritable coup de crosse asséné par le premier ministre français Manuel Valls au PDG de la RATP, gestionnaire du métro de Paris, Pierre Mongin, pour avoir permis une interdiction qui relève du sectarisme idéologique le plus obtu, à savoir l'interdiction de mentionner sur une affiche pour un concert à l'Olympia "au profit des chrétiens d'Orient". La justification de cette mesure était particulièrement hypocrite et obscène dans les circonstances actuelles en Syrie et en Irak: "respecter la neutralité du service public dans le contexte d'un conflit armé à l'étranger". Cette justification honteuse a fait l'unanimité contre elle, y compris du côté des associations purement laïques (il s'agissait en l'occurrence d'un concert du groupe "Les Prêtres"). Ainsi, le président du Conseil régional d'Île-de-France a-t-il déclaré: "Je considère que marquer dans l'espace public une manifestation de soutien à une communauté victime, en tant que telle, d'exactions reconnues de manière objective et condamnées par l'Etat français, ne saurait constituer une entrave à la laïcité". Autrement dit, ce qui gênait les sectaires de la RATP (comme d'autres de chez Charlie-Hebdo), c'était le mot "chrétiens". Avant que le jugement à la suite du dépôt d'une plainte en référé ne soit connu, Valls est intervenu pour que la mention contestée soit rétablie sur les 250 affiches de la RATP.

  • "J'ai rarement vu, depuis que j'annonce leur élections aux académiciens, autant d'enthousiasme que celui manifesté par l'écrivaine Amélie Nothomb en apprenant qu'elle est élue au siège de Simon Leys à l'Académie royale belge de langue et de littérature française", a déclaré son secrétaire perpétuel Jacques De Decker. Gageons qu'Amélie nous mitonnera un petit bijou de littérature pour, dans un avenir proche, faire l'éloge de son prédécesseur, comme le veut la coutume. On ne saurait que trop lui conseiller de se mettre en relation avec le génial mentor de Pierre Ryckmans, le journaliste et sinologue Philippe Paquet.

  • Ses adversaires politiques ont beaucoup glosé et ironisé à propos de sa récente nomination: Laurette Onkelinx a en effet été nommée présidente de la nouvelle "Agence bruxelloise du tourisme", certains objectant même que ses origines non bruxelloises la rendraient inapte à la fonction. C'est évidemment faire un procès d'intention à la femme politique qui a été, avec Olivier Maingain et Francis Delpérée, l'un des meilleurs opposants, au parlement fédéral, à la politique d'extrême droite, anti-démocratique et anti-francophone du "gouvernement rampant et rigolard" actuel, associé à un quarteron de ministres flamingants nostalgiques du fascisme et du populisme de bas étage. Bien qu'elle n'ait pas encore eu l'occasion de faire ses armes à ce niveau, on peut déjà se féliciter du patronyme respectant enfin la langue française, choisi pour la nouvelle instance régionale du tourisme qu'elle va présider, en lieu et place des laids et banals acronymes anglicisant de VisitBrussels et Brussels Info Place.

  • Fidèle à ses options politiques (la gauche de la gauche), philosophiques et professionnelles (avoir été dès l'entrée dans sa carrière de magistrat, et rester lors de sa mise à le retraite, un juge intègre), l'ancien président du tribunal de Namur Christian Panier a accepté de donner en location à une ancienne criminelle ayant purgé sa peine, Michèle Martin (affaire Dutroux), un appartement attenant à la ferme où il réside à Floriffoux, qui est sa propriété. Les Sœurs clarisses (franciscaines en référence à saint François d'Assise et à sainte Claire) qui hébergeaient jusqu'à présent dans leur couvent de Malonne la pénitente lourdement condamnée doivent en effet quitter les lieux pour aller s'installer à Bruxelles... parce que leur monastère a été vendu pour un bon million d'euros à un promoteur immobilier... qui n'a rien d'un petit saint. On notera qu'au cours du dernier week-end de Pâques quelques dizaines de personnes sont allé protester à sa porte pour critiquer sa courageuse décision. Serait-ce d'anciens membres de la "marche blanche" dénonçant les crimes contre l'enfance? Que nenni: c'étaient seulement des membres du groupe d'extrême-droite Nation! La puanteur brune sous son visage de haine et d'intolérance.

  • La date du 2 août devrait être décrétée "journée européenne de la commémoration du génocide des Roms", en souvenir du massacre le 2 août 1944 de 2.967 Roms dans les chambres à gaz d'Auschwitz, demande la députée européenne Soraya Post, une Suédoise de Göteborg , qui milite au sein du Parlement européen dans le parti "Initiative Féministe" (rattaché aux socialistes démocrates). Mais c'est plus de 500.000 Roms de toutes "obédiences" (Manouches, Tsiganes, Romanichels, etc) qui ont été massacrés par les nazis dans les camps de la mort. Soraya, sexagénaire qui compte de lointains ancêtres roms, a commencé à travailler à l'âge de 17 ans comme vendeuse de journaux en Suède. A 53 ans, elle a entrepris des études supérieures qui l'ont conduit à s'engager dans l'activisme pro-européen. Elle se réjouit que la Pologne soit le premier pays a avoir décrété le 2 août journée nationale des Roms, lesquels insiste-t-elle sont en très grande majorité bien intégrés et sédentarisés.

  • C'est le pourtant bien peu calottin journal Libération qui aura fait à l'abbé Gérard Riffard, de Saint-Etienne (Rhône-Alpes), le plus bel hommage dans la presse française, lui consacrant une demi-page. Le prêtre septuagénaire a en effet comparu plusieurs fois devant les tribunaux pour le même motif: avoir hébergé dans son église des sans-abri, ce qu'interdit un (bien peu "républicain") arrêté municipal. Le tribunal de police l'avait relaxé mais le Parquet (supposé en phase avec une certaine droite peu accueillante) avait fait appel. Adepte, elle, de Ponce-Pilate, la cour d'appel de Lyon s'est déclarée incompétente. A présent, le généreux abbé risque de se retrouver en correctionnelle. Mais la justice devra affronter pour ce faire le regard courroucé de Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne, qui a pris fait et cause pour lui et a ordonné un état des lieux des demandeurs d'asile dans tout le diocèse.

  • Encore une croisade contre un de ces "réseaux sociaux" qui est tout sauf social, en l'occurrence Facebook, à peu près aussi vilipendé que Google: cette fois, c'est Marie-Laure Sauty de Chalon, présidente du site en ligne "AuFéminin" récemment racheté par Axel Springer, qui part en guerre contre le géant aux pieds d'argile: "Le problème avec Facebook, déclare-t-elle au Figaro, c'est que c'est le loup dans la bergerie. Une fois que vous rentrez dans son système, il ne vous partage rien, donc il vous dévore (...) Facebook vous prend vos contenus et ne vous donne rien. En plus, son système vous empêche de communiquer avec votre communauté. Les taux de reach, c'est-à-dire la capacité à parler à votre communauté, ne cessent de baisser".

  • Une succursale du Centre Pompidou de la place Beaubourg a été ouverte - pour cinq ans seulement - à Malaga, la métropole andalouse, au cours de la dernière semaine de mars 2015. Vu sa forme et son puits de lumière de style arabo-andalous, on l'a appelé "El Cubo". Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, et la ministre française de la culture Fleur Pellerin, étaient de la partie ainsi que le président du centre Pompidou, Alain Seban... qui se savait limogé, sans justification particulière, dans les jours qui suivraient. Comme quoi, le procédé assez peu cavalier qu'on a utilisé pour expulser, à Bruxelles, le patron de la politique scientifique, n'est pas une spécificité du gouvernement belge rampant. A Malaga, à l'initiative d'Alain Seban, on pourra admirer des œuvres de Chagall, Magritte, Picasso, Ernst, Bacon, Brancusi et autres contemporains. C'est tout juste si la ministre française a salué le travail accompli par Alain Seban pour le centre Pompidou de Malaga.

  • On ne saurait reprocher au comité français qui propose au président de la République François Hollande une liste de noms pour une nomination à un grade dans la dignité honorifique majeure républicaine qu'est la Légion d'Honneur d'aller à contre-courant du populisme ambiant, toujours prêt à tirer sur les ambulances, surtout quand il s'agit de celles du courage et de la détermination. Nous nous félicitons donc de la nomination, lors de la dernière promotion pascale (2015) de la Légion d'honneur, de la journaliste Anne Sinclair au titre de "chevalier", ainsi que de celles de Mohamed Loueslati, imam musulman et aumônier des prisons, Haim Korsia, Grand Rabbin de France, et du comédien François Berléand.

  • L'Union de la Presse Cinématographique Belge (UPCB) a décerné son Grand Prix au film "The Grand Budapest Hotel", de Wes Anderson. Il a décerné par ailleurs son prix Humanum au film "Timbuktu" du Mauritanien Abderrahmane Sissako, "pour sa grâce poétique, parce qu'il rend hommage à la dignité de ceux qui luttent aujourd'hui contre les folies les plus extrêmes, qu'il réinvente le récit d'un quotidien et qu'il réussit, malgré tout, à enchanter. Et enfin, parce qu'il est en soi un geste cinématographique de résistance", a indiqué l'association. Notons par ailleurs que ce film qui est une vibrante et poétique diatribe contre le terrorisme islamiste, a été co-réalisé par un producteur de la République islamique de Mauritanie, ce qui traduit une évolution positive du monde culturel musulman, trop souvent stigmatisé et ostracisé, dans sa volonté d'intégration et de dialogue des cultures. Notons que Timbuktu a aussi été primé au plus grand et plus ancien festival de cinéma africain, le Fespaco d'Ouagadougou (Burkina Faso) en février dernier.

  • Le journaliste, historien local et passionné d'aérostation Claude Van Hoorebeek, est décédé en février dernier à l'âge de 72 ans. C'était un historien spécialiste de l'histoire du champ de bataille de Waterloo, membre actif du Cercle d'histoire et d'archéologie de Braine-l'Alleud, et c'est pourquoi sa disparition en cette année du bicentenaire ne passera pas inaperçue. Dans les années 1980 il avait reçu ce qui s'appelait alors le "grand prix littéraire belge de l'UIJPLF" du nom de l'association parisienne qui à l'époque s'occupait activement de la défense des journalistes et accessoirement de celle de la presse francophone. Pour ses confrères belges de l'aéronautique il organisait régulièrement, à la fin de l'été, de grands rassemblements d'aérostiers qui pour le plaisir de tous faisant voler pendant deux heures de magnifiques ballons à air chaud au dessus des plaines du brabant wallon.




  • Le dernier journal en langue grecque d'Istanbul se bat pour sa survie. Car après avoir quasi éradiqué les Arméniens et leurs presse, en cette année où l'on célèbre le centenaire du génocide arménien, le gouvernement d'Ankara s'en prend à ce qui reste de l'importante colonie grecque d'Istanbul, qui comptait encore 160.000 membres quand Ataturk est arrivé au pouvoir. Le journal Apoyevmatini, dirigé et rédigé par Mihail Vasiliadis, voit sa survie menacée par une fiscalité discriminatoire et cela au moment où, en raison de la grave crise grecque, les Rums, ces Grecs de Turquie qui avaient rejoint au siècle dernier leur patrie d'origine, ont tendance à revenir en Turquie pour tenter leur chance. Mais, pour éviter à ces nouveaux émigrants, lecteurs potentiels du journal grec, de se retrouver SDF à Istanbul, le gouvernement d'Ankara devrait attribuer 13.000 permis de travail aux Rums fuyant la Grèce. On est loin du compte.

  • La Russie a une philosophie différente qui est "je gagne si tu perds", a confessé la parlementaire européenne lettonne (et francophone) Sandra Kalniete, membre de la commission parlementaire des affaires étrangères, à notre consoeur de LLB Sabine Verhest. Elle dénonce "une hystérie de haine relâchée depuis l'annexion de la Crimée". Pour elle, "la population court un graver danger car il est extrêmement difficile, après un tel lavage de cerveau, de revenir à un état normal", ajoutant "La Russie va tout faire pour déstabiliser l'Ukraine, et pas seulement par des actions militaires. Si Vladimir Poutine n'est pas arrêté, il faut s'attendre à ce qu'il se dirige vers les frontières de l'ancienne URSS"... c'est-à-dire les pays Baltes et donc l'Union européenne et l'OTAN.

  • 1915 n'est pas seulement le centenaire du génocide arménien (où périrent sous l'Empire ottoman plus d'un million et demi d'Arméniens d'Anatolie et de Cappadoce, c'est aussi l'année du centenaire du massacre par les Turcs et les Perses (un génocide moins connu mais tout aussi cruel) des Assyro-Chaldéens, ces chrétiens d'Orient qui, un siècle plus tard, sont toujours autant persécutés, par les islamistes cette fois. Ce rappel historique est transmis par la descendante, vivant aujourd'hui dans le sud de la France, d'une de ces familles assyriennes assassinées, Claire Yacoub, qui cite le professeur Louis Le Furs: "Nul gouvernement ou nul Etat n'a le droit d'abuser de sa souveraineté de façon flagrante et monstrueuse, comme c'était et c'est encore malheureusement le cas pour les Arméniens et les Assyro-Chaldéens".

  • Etonnante mise à l'écart de ce géant du cinéma chinois, Zhang Yimou, dont le dernier film "Rentré à la maison" (Coming Home) sorti chez nous fin décembre 2014 et pressenti pour les Oscars n'a pu représenter Pékin à Holywood. Pourquoi cette mise à l'écart du plus grand cinéaste chinois en vie, celui-là même qui composa la musique d'ouverture des J .O. de Pékin en 2008 et réalisa le chef-d'œuvre universel "Vivre"? La réponse est claire: parce que Zhang Yimou, au crépuscule de sa carrière, a décidé de mettre fin à la langue de bois, déclarant explicitement: "La liberté en Chine, je ne la verrai pas". Il s'explique: "Quand je vois des films réalisés à l'étranger avec une vraie liberté de réalisation, ça donne envie. Moi, je n'y parviendrai jamais! Même si les temps changent et que la censure s'assouplit, les changements sont minimes. Ca prendra beaucoup de temps avant que la liberté soit totale, et je ne pense pas voir ce jour de mon vivant (...) A l'heure actuelle, il est impossible de prévoir ce que la Chine deviendra. Les plateformes d'info sont plus nombreuses, ne fût-ce que par Internet, et il est impossible de cacher les choses. C'est encore chaotique mais cela va creuser un chemin vers une certaine démocratie, à plus ou moins long terme. Je dirais de 50 à 80 ans d'ici...". Simple question: les jeunes Hongkongais auront-ils, eux, la patience d'attendre d'avoir les cheveux blancs pour jouir des droits et libertés démocratiques?

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